Le Taxi n’est plus libre, Homme sweet Home Taxi

Mince encore une nouvelle pas très cool. Depuis qques semaines, je passais devant la devanture de mon bistrot préféré. Et toujours ces satanés volets qui en condamnaient l'accès. T'inquiète mon kiki, je médis, c'est le mois d'Aout, Marcel a enfin osé prendre des vacances pour pas finir lessivé derriere son zinc. Mais voila, le mois de septembre se radine, les feuilles commencent à se mettre à la mode été indien. Toujours porte clause. Que les maisons soient clauses, passe encore (!!) mais les volets… Alors je me dis qu'il y a qques choses de cruel qui se trame… Branchement d'ordi, un petit tour chez monsieur google et flute crotte zut chiotte…

Je tombe sur cet article de l'aldil consacré à la fermeture du Home Taxi.

Le Home était un de ces endroits originaux qui se nourissaient de la passion de ceux qui le faisaient exister. Pas une de ces zones technohypes ou l'on traque la cendre de clopes sur Smartintosh chromés. Un véritable lieu d'échange où se réunissait la communauté lyonnaise du libre. Cette magie reposait sur les freles épaules d'un sorcier, Marcel.
Il avait par ennivrement pour le plaisir de découvrir les autres convertit un bistrot de quartier en dock pour cybermarins humanisés. Ici les sourires électroniques devenaient des odeurs de voix, des éclats de vie.
Marcel est un de ces types extraordinaires qui aura toujours quelques part la pudeur de l'avouer mais qui débordera tellement de son enthousiasme qu'il emmélera ses millions de facettes entre tes histoires qui le fascineront. Une envie de comprendre, de savoir et de faire partager, ne serait-ce qu'en créant les conditions du croisement.
Cependant une telle aventure d'accumulation est pesante. Elle embarque le temps qu'il faudrait consacrer au quotidien, elle virvolte entre les utopies et des valeurs sociales qui ne savent pas chiffrer la passion. Pour mener une telle embarcation il faut avoir la tête sur les épaules, mais si on n'a la tête sur les épaules, on ne monte pas sur une telle embarcation.
Au delà des mots, je n'oublie pas que Marcel a rendu les clés, mais qu'il doit lui rester qques gadins accrochés à ses basques. La liberté se construit dans des aventures éphémères qui défient la standardisation, mais ses rèves pour tous sont au combien couteux pour celles et ceux qui les initient. Lorsque nous sommes joyeux de voguer dans le monde des possibles, essayons de ne pas oublier qu'il y a des gens qui se bougent pour que ça arrive. Il est pas idiot de penser à y mettre un peu de soi, ne serait-ce que pour pas les user tout de suite. Y a plein de salopards qui vous mercantilisent la tête qui méritent bien plus de finir en bouillie de neurones avariés.

Allez le mot de la fin pour Marcel
Et puis surtout:
Amusez vous bien et nikez les tous

M