Hulk, le géant vert mi-selle mi-rot

Si tu te dis que la fin de l'été est propice pour aller voir un navet, cours vite voir Hulk avant qu'ils ne le retirent des écrans. Si tu relis un peu mon titre, tu verra que de ce film on retiendra qu'il est chiant et qu'on peut ne pas le voir. Ah voui le vermicelle? C'est que…

c'est que comme tout le reste du film on a droit à une ineptie dans le plus pure style des américonneries. Vermicelle pour la pudeur délirante que tu avais déjà remarqué dans les comics et que tu as retrouvé dans la série TV des années 70. Et bien trente ans après, le gros niais lorsqu'il s'ennerve explose toutes ses fringues sauf son calebut. Alors soit Dim lui a concocté un truc qu'est de vachement meilleur qualité que l'australien que je dois faire racommoder, soit Hulk à une toute petite bite par rapport au reste de son anatomie, soit ils ont la trouille que ca fasse trop d'effet. Ceci étant le scénario rivalise de subtilité pour compenser cette auto-censure de l'appendice phalique du héros en nous abreuvant d'images de la vallée de la mort avec en particulier des premiers plans sur des espèces de zigounettes mégalithiques (que vous retrouvez dans la galerie des e-cartes).
Dans la série, on notera aussi la finesse répétée du patriotisme américain: Le président est joignable même à la pèche (il doit pas être en vacances au Canada comme Jacquot, lui son portable passe partout) par sa ministre noire (coincidence bouchienne de vie???). Il prennent la décision de protéger le peuple en voulant buter le monstre. On notera la rigueur stratégique des forces armées: apres avoir envoyé qques bataillons de soldats, on envoie les chars qui sont balancés plus loin qu'un marteau par une championne est-allemande à la belle époque. Qu'à cela ne tienne on envoie les hélicos. Ben outre que d'habitude les véhicule projeté dans les autres films ils explosent trois fois, ben ils lui font pas plus de mal qu'une piqure de moustique sur le cul d'un éléphant. Alors l'autre pochette de maïs se pointent vers la ville. Et bien la on lui envoie: les mêmes flics que ceux qui arrivaient pas à choper les blues brothers… etc etc.
On admirera aussi que le premier mec qui se fait buter est un veilleur noir alors qu'avant les blancs étaient secoués mais vachement plus résistants. Surtout le petit salaud d'ambitieux qui veut faire du fric avec la bête.
Ce film n'est pas un plagiat, car il ne reprends pas suffisament longtemps chaque film: pèle-mèle: King Kong, Godzilla, Matrix, Tigre et Dragon, Mon curé chez les ploucs, La mouche, Shrek (sans l'humour, juste pour la couleur), le Silence des Agneaux, Hamlet et j'en oublie des meilleurs, y en a vraiment trop pour ne pas dire que ça.
Pour les acteurs on a droit à un clone de Tom Cruise (z'avaient deja pas les moyens de faire péter les hélicos, alors se payer le scientologue…). Poursuivi par l'amour inébranlable (et pour cause voir plus haut), d'une espèce de Laura Ingalls qui a quitté la petite maison dans la prairie pour un labo à Berkley. son père oscille entre le salopard et le militaire qui a le sens du devoir et du sacrifice. Le pere de Hulk est le nouvel archétype américain du mauvais père: Le même que l'on retrouve dans SmallVille comme papa pourri de Lex Lutor, un espèce d'ancien hippy barbu ayant entre 50 et 60 piges mégalo qui ne respecte rien (ca doit etre ce qui lui reste des années pisse&love)…etc…etc
Donc à moins de n'avoir pas regardé la télé depuis trente ans, le déplacement n'est pas utile, le téléchargement non prioritaire. Pour qui n'a pas suivi le dernier quart de siècle d'audiovisuel, ce film aura l'avantage de constituer 2h de compil de toutes les images qu'il aurait raté en matière de film "fantastique".

Allez amusez vous bien et…
…nikez les tous

M