Marché du disque – Le club de la mauvaise foi

Petits malheureux, on les écouteraient nous brâmer leur chansonnette, on mettrait 1 euro dans leur calot. Victime du net qu’ils disent. Laissez tomber c’est du pipeau.

On vous l’a dit à la télé dans les les journaux, il s’est vendu deux fois plus de cd vierges que de cd remplis… et alors où est le problème…

Le net serait un repère de renégats qui pilleraient sans vergogne le gagne miette de l’industrie du disque.

Hep, faudrait arréter de ce foutre de nous, on a des chiffres. Mieux commentons un peu ceux que VOUS, industriels du son en conserve, étalez sans honte.n allant faire un tour sur http://www.disqueenfrance.com (site du SNEP – Syndicat National des Editeurs Phonographiques), on trouve les chiffres des évolutions du marché du disque au cours des dernières années et même des derniers mois.

Il y a un an, lors de l’ouverture du midem 2001 (le rendez-vous des marchands de supports sonores trop chers), Le Monde rappellait que l’industrie du disque venait d’enregistrer des chiffres records dans son histoire.

Et bien cette année encore les records sont battus. Entre 5 à 10% de progression des ventes ou de chiffre d’affaire selon les supports et les catégories. Je sors mon kleenex…

Ah j’entends les gens dire que c’est à cause de l’invasion US… ben non même pas, les ventes d’artistes francophones gagnent plus de part de marché… Merde c’est triste…

Ben alors ils mettent quoi les gens sur leur cd vierges? des copies des disques qu’ils ont acheté? des morceaux que l’on trouve plus en magasin parce que ça fait suer les maisons de disque de rééditer autre chose que Claude Francois remixé?

Je me demande quand même si je vais pas arrété de faire du peer to peer. Quand je pense que plus on échange plus ils vendent, ca donne à réfléchir.

Je vois que pas beaucoup de solutions pour sauver l’enrechissement bridé des industriels du disque:

– Vous demandez à Sony et Philipps d’interdire l’utilisation de leurs brevets permettant de fabriquer des cd vierges

– Vous arrétez de mettre des disques sur le marché: pas édité pas copié.

– Vous baissez vos marges intermédiaires qui mettent le disque vendu à 10 fois son coût de production (a prix égal, je me demande si j’achéterai pas le disque tout fait, même si vous faites toujours une marge)

– Vous faites la promotion des spectacles vivants (ça c’est pas reproductible même si c’est un peu hors de portée de vos blaireaux et pétasses clônés au kilomêtre dans vos poub’academies).

A force de crier au loup on finira par plus vous glisser la pièce quand vous macroterez les chanteurs de salle de bains, sous prétexte que siffler sous la douche ça nous empécherait d’écouter vos pubs à la radio…

Il y avait un dicton du genre l’hôpital qui se fout de la charité. Ca devient has been, on va pouvoir dire: C’est le producteur qui se fout de la subvention (dans sa poche). Allez va y a pas petits profits pour les maîtres chanteurs.